Histoire
Un petit établissement monastique, à l'origine du nom actuel de la commune, est attesté dès le XIe siècle près d'un gué du Thouet (future ville basse). L'église paroissiale Saint-Pierre y est construite peu après, proche d'un prieuré Saint-Nicolas dit "Les Nobis" fondé entre 1097 et 1103. Vers 1026, Foulques Nerra établit un donjon, cette fois en hauteur, et un fief confiés à son vassal Berlay (qui par déformation deviendra Bellay), prémices de la future ville haute.
La famille Berlay entre plusieurs fois en conflit avec son suzerain et conserve le domaine jusqu'en 1217. Une nouvelle famille s'y installe pendant deux siècles, les Melun-Tancarville, puis les d'Harcourt qui laissent de fortes traces à la ville en achevant notamment le château ainsi que l'enceinte fortifiée détruite plusieurs fois auparavant.
Montreuil-Bellay fait partie des 32 villes closes de l'Anjou. La ville intra-muros, encore très homogène aujourd'hui, n'évolue que très peu après le XVe siècle.
Sous l'Ancien Régime, Montreuil-Bellay devient le chef-lieu d'une importante élection réunissant 57 paroisses (dont celle de Cholet jusqu'en 1750, date à laquelle Cholet eut son propre subdélégué et des pouvoirs étendus sur l'ensemble des Mauges).
Tout comme le reste de l'Anjou, Montreuil-Bellay fait partie de la généralité de Tours, de l'autorité judiciaire de la sénéchaussée de Saumur et du diocèse de Poitiers sur le plan religieux.
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